Rasâyana - la voie du mercure

Publié le par Nataraja

L'équivalent de l'alchimie se nomme Rasâyana (littéralement "voie du mercure", l'une des huit branches de l'Ayurveda), et amène vers un élixir de longue vie nommé Ausadhi. 

 

Des rapprochement entre l'alchimie et les pratiques shivaïques et tantriques ont été effectués par plusieurs auteurs: Shiva, qui s'apparenterait au principe actif du soufre, féconde Çakti, qui s'apparenterait principe passif du mercure.

 

Dans la tradition tantrique, le corps devient un Siddha-rûpa, littéralement corps de diamant-foudre   se rapprochant du concept de corps de gloire de l'Ars Magna en occident. 

Les origines de l'alchimie en Inde sont amplement débattues.

  • Selon certains auteurs, dont Ananda Coomaraswamy, il faudrait remonter aux Veda, qui parlent du soma comme boisson d'immortalité.
  • Selon Mircea Eliade l'alchimie serait attestée en Inde à compter du IIe siècle après J.-C. et peut-être au IIIe siècle av. J.-C.. Il se base sur la présence du tantrisme dans des zones peu touchées par l'islam, l'existence du "Mercure" dans la littérature indienne et la présence de nombreux textes relatifs à l'alchimie dans la littérature bouddhique à partir du IIe s. ap. J.-C
  • Selon Robert Halleux "Une alchimie proprement dite, centrée sur le mercure comme élixir de vie, se développe à partir du VIIe s. de notre ère et connaît un apogée entre 700 et 1300, en liaison étroite avec la spéculation tantrique"
  • Selon A.B. Ketith, Lüders, J. Ruska, Stapleton, R. Müller, E. Von Lippman, se basant sur l'arrivée tardive de l'alchimie dans la littérature indienne, ce sont les Arabes qui auraient introduit l'alchimie en Inde vers le Xe siècle.

Source : Wikipedia

 

 

L’alchimie comme technique spirituelle, et non comme une simple pré-chimie, est attestée en Inde.

La tradition populaire dit que les yogins-alchimistes, grâce à la rythmisation du souffle (pranayama) et à l’utilisation de remèdes végétaux et minéraux, prolongent indéfiniment leur jeunesse et transmutent les métaux en or, plus d’autres miracles de type yogico-fakirique.

La symbiose entre le yoga tantrique et l’alchimie est aussi attestée dans la tradition écrite.

 

L’alchimie indienne est solidaire des rituels archaïques d’immortalisation et de divination, et des méthodes de rajeunissement à l’aide des plantes et des substances minérales.

 

L’alchimiste espère arriver aux mêmes résultats que le yogin, en projetant son ascèse sur la matière. Car il existe une parfaite solidarité entre la matière physique et le corps psychosomatique de l’homme : tout deux sont des produits de la Substance primordiale (prakrti).

Le hatha-yoga et le yoga tantrique visent à transmuer le corps en un corps incorruptible, un « corps divin » ou « corps parfait ». L’alchimie vise un corps rajeuni éternellement.

Les deux disciplines passent par des expériences de mort et de résurrection initiatiques.

En transformant la matière, l’alchimiste la libère de son cycle naturel, tout comme le yogin se libère du cycle qui lui est lié.

Le contact opérationnel avec les « substances » n’était pas sans conséquences d’ordre spirituel. Travailler sur la matière, c’est toucher directement à la prakrti, c'est-à-dire dans cette idéologie au principe cosmologique du Samkhya et du Yoga classique, mais aussi au mode primordial de la Déesse, de la Shakti. Cela ne peut pas être sans conséquences sur sa situation karmique et spirituelle.

 

La croyance dans la transmutation et la foi dans la possibilité de prolonger indéfiniment la vie humaine ont précédé en Inde l’influence des alchimistes arabes. Même si l’on suppose que le mercure a été introduit en Inde par les alchimistes musulmans, il n’est pas à l’origine de l’alchimie indienne, qui date des premiers siècles de notre ère.

Le mercure est considéré comme un principe générateur. En termes d’alchimie, « fixer » ou « tuer » le mercure (en réduisant sa fluidité) équivaut à la suppression des états de conscience, but ultime du yoga. Le mercure tué peut s’ingérer pour devenir immortel, guérir les afflictions ou transformer une grande quantité de métaux en or.

L’importance de l’expérience pratique est grande dans l’alchimie, mais c’est une tradition pan-indienne qu’on retrouve dans le hatha-yoga ou le tantra. Donc on ne peut pas douter que l’alchimie indienne n’a pas été que purement spéculative.

 

Sur le plan purement scientifique, les hindous furent également très compétents. Que  ce soit pour la pharmacopée ou pour les processus métallurgiques, ils eurent quelques siècles d’avance sur les occidentaux Agrippa et Paracelse.

 

Source : http://www.systerofnight.net/religion/html/alchimie.html

 

 

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Ânanda 28/02/2011 22:41



         



Ânanda 25/02/2011 22:51



Sivaratri le 02 mars, merci de l'info  et une très douce nuit Nataraja



Nataraja 28/02/2011 16:04



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